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Autour des dernières sonates de Schubert



LA CINQUIEME MESURE

Schubert : Six moments musicaux D 780

Kurtág : Jatékok (Jeux)

Schubert : Sonate D 959

Mardi 25 Février 2020

LA PROMENADE

Bach: 1ère partita en si bémol Majeur

Kurtág: Jatékok (Jeux)

Schubert: Sonate D 960

Galerie Hus / Paris / 20h



LA CINQUIEME MESURE


En préludes à la monumentale sonate D 959 de Schubert, ce programme propose les Six Moments musicaux D 780 de Schubert en regard d’une série de « Jeux » de Kurtág, dont certains font eux-même partie des Six Moments musicaux de Kurtág. L’envie de s’amuser avec les « Jeux » de Kurtág, de combiner certaines pièces pour se rapprocher des formes Schubertiennes, de parfois jouer au piano seul des « jeux » écrits pour 4 mains ou pour violon a guidé cette sélection parmi les neuf volumes aujourd’hui publiés, plusieurs centaines de pièces qui sont autant de mondes, de pensées adressées aux musiciens et au compositeurs du présent ou du passé.


LA PROMENADE

Pour ce deuxième programme autour des dernières sonates de Schubert, en plus d’un choix de Jatékok (Jeux) de György Kurtág, j’ai souhaité intégrer des œuvres de Bach, Brahms, Thomas Adès et Othman Louati.

Un lien tenace et lumineux relie pour moi la sonate D960 de Schubert à la première Partita de Bach. A un siècle d’intervalle, ces deux œuvres partagent la couleur et la lumière de leur tonalité mais aussi - au moins dans leur commencement - un état de grâce particulier, d’ouverture absolue et désarmée, étonnant point de départ d’une construction complexe et développée.

C’est par la première partita que Bach ouvre le premier volume (opus 1 !) de son Klavierübungqui contient les six partitas pour clavier, et avec la sonate D960 que Schubert livre sa dernière pièce de grande envergure. Deux chemins bien différents mais qui se croisent lorsque Schubert ouvre sa sonate par une citation du chant de Noël « Adeste Fideles », et rejoint pour un instant la sérénité confiante de Bach.

Ce point de rencontre, cette intimité livrée, ce recours à la foi aussi me semblent unir les autres pièces du programme :  l’explosion  fantomatique de la chanson « In Darkness Let me dwell »de John Dowland par Thomas Adès, la réminiscence post-romantique viennoise du jeune compositeur Othman Louati dans son 3èmeaphorisme, le choral de Bach« Ich ruf zu dir »trancrit par Wilhelm Kempff, les feuillets de journal intime que sont les Jatékokde György Kurtág, et enfin une des ultimes pièces de Brahms pour orgue transcrite pour piano par Busoni.

#Kurtag #Schubert #JeanSébastienDureau

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